Sillonner Ventoux sud, c’est aussi prendre le temps de découvrir des villages et les vestiges du temps passé. Le territoire est riche d'églises et de chapelles romanes, de cabanes en pierre sèche, de fontaine, de lavoirs et de puits, mais aussi de tours qui ne sont pas forcément classés monuments historiques mais font partie intégrante de l'histoire.

Mormoiron

L'église Saint Laurent - elle possède une abside romane et une curieuse fenêtre qui a été découverte lors de sa restauration dans les années 70 qui est encadrée de colonnes torses, surmontée de deux chapiteaux historiés, elle est coiffée d'une archivolte en forme de mitre qui la rattacherait à l'art byzantin. Le premier chapiteau représente un serpent, le second est orné d'une feuille d'acanthe. La dissimulation pendant un siècle de cette fenêtre serait due à la présence de symboles alchimiques : le serpent se mordant la queue serait l'Ouroboros, l'acanthe et son dessin géométrique la « spirale de l'art sacré".

Chapelle Notre dame des Anges - du XVI siècle avec son curieux passage sous terrain entre la nef et la sacristie domine le village.

Les soustets - au moyen âge, il venait pallier le manque de place à l'intérieur de l'enceinte fortifiée. On en dénombrait plus de 35 en 1830, mais certains n'ont pas résisté au temps. 

Le château seigneurial - la date de sa construction n'est pas connue mais il était déjà là en 1229 date à laquelle il fut cédé au roi de France, Louis IX. Aujourd'hui, il ne subsiste qu'un mur percé de meurtrières, un vieux four et une porte aux armoiries martelées.

Les fontaines - on en compte 6, toutes très anciennes et alimentées par l'eau du plan d'eau ou par la source de la Vacquères.

Le viel hôpital - adossé aux remparts il fut construit en 1736 et était occupé par des religieuses.

Les tours - elles datent du moyen âge et servaient de poste d'observation pour protéger le village et faisaient partie des remparts qui entouraient le village.

Les ressources minérales sont nombreuses : gypse, ocres, argile verte et sable siliceux ont longtemps étaient exploités sur la commune et font partie du patrimoine industriel d'antan.

 

 

Malemort du Comtat

Notre dame de l'Assomption - elle porte le nom de Notre Dame de Calvias, l'ancien nom de Malemort-du-Comtat. Très imbriquée dans les rues, son clocher pointu se détache. A l'intérieur se trouve une statue en bois de Notre Dame de Calvias dont une réplique orne la porte de la République toute proche, sur son côté intérieur. On peut lire sur un détail l'année de sa construction (1730) , alors que le campanile date du XIX è siècle seulement.

La fontaine de la République et son lavoir accueillent le visiteur pénétrant dans Malemort du Comtat par la Porte de la République ou Grande Porte. Une réplique de la statue de Notre-Dame de Calvias se trouve sur le côté Sud du Portail. Le lavoir date de 1759.

Les bories de la Gariguette - dans les vergers d'olives, c'est quelques 21 constructions en pierre qui se découvrent au détour d'une jolie balade.

Villes sur Auzon

L'église Saint André qui porte les inscriptions République Française et liberté, égalité, fraternité sur sa façade, trace laissée par la révolution.

Vesiges de remparts - Ils  entouraient autrefois le village. il en reste le Grand Portail qui date du XVIIIe siècle et, par endroits, des vestiges des anciens murs, construits en "pierres sarrasines".

Les Pous de Foro - un quartier de petits jardins entourés de murs en pierres sèches, autrefois cultivés par les habitants du centre. Un réseau de caniveaux permettait de les arroser en utilisant l'eau de la fontaine du Grand Portail.

Chapelle Notre Dame de Miséricorde des xviie siècle et xviiie siècle15.

Les charbonnières - jusqu'au 19 è siècle, l'activité du charbonnage était une source de production importante autour de Villes sur Auzon. Le charbonnier et sa famille vivaient dans les bois. Bories en pierre sèche, cabanes et conques, traces d'un passé révolues sont à découvrir à travers un joli circuit pédestre.

L'ancienne usine d'ocres - l'extraction des ocres se faisait dans la forêt de pins entre Villes et Mormoiron. Le lavage des sables a occupé un certain nombre d'ouvriers jusqu'en 1921. Les ocres de différentes teintes étaient utilisées pour la fabrication de couleurs vendues dans le monde entier.

Les fontaines et le réseau d'alimentation en eau - il existe plusieurs fontaines qui sont alimentées par un impressionnant réseau souterrain : aqueduc en pierre, galerie de plusieurs centaines de mètres depuis la route de Flassan.

Méthamis

Le Mur de la peste - en mai 1720 la peste arrive à Marseille, en deux mois la maladie se répand comme une trainée de poudre. Dans le Comtat Venaissin, le Vice-légat ordonne la création d'une ligne sanitaire. Construite de mars à juillet 1721, cette muraille à une hauteur d'environ 2 mètres et s'étend sur près de 27 km entre la Durance et la Nesque. Gardée en permanence par des soldats, elle comprend 40 tours de guet, 50 postes de garde, 21 magasins à vivre et à fourrage. On peut encore voir les vertiges de cet ouvrage unique en France

L'église Saint Pierre et Saint Paul du XIIe siècle au sommet du village à la fois de style roman au niveau de la nef et des chapiteaux et gothique provençal au niveau du chœur. A voir la vierge Miraculeuse en bois dorée à l'intérieur.

La Chapelle St Foy du XVe siècle, restaurée récemment. Elle se trouve sur la route qui mène à St Jean de Sault. Une messe en provençal y est célébrée chaque lundi de pentecôte.

Chapelle rurale St Anne des Bastides - construite en 1896

Deux oratoires : Notre Dame de Grâces, au centre du village, Notre-Dame-des-Champs, sur la route qui mène à St Jean de Sault.

Le moulin - Il apparaît dans les archives municipales en 1721 au moment de la construction du mur de la peste. A la fin du XVIIIe siècle, le moulin s'arrête de tourner et perd ses ailes. il sera rénové en 2014 par des bénévoles de l'association Apare.

Vestiges de murs d’enceintes avec porte, citernes, pont de pierre remplaçant le pont-levis.

Blauvac

L'église de Saint-Sébastien dont le patronage date du XVIIe siècle. Avant, elle était connue sous le titre de Saint-Siffrein, patron de Carpentras. Elle est datée du début du XIIe siècle et sa nef, très étroite, comporte trois travées voûtées en arc brisé. Elle possède deux chapelles latérales et son abside est pentagonale à l'intérieur.

Notre-Dame-des-Neiges, qui porta le nom de Notre-Dame-de-Blaise, est située sur l'emplacement d'un ancien oppidum celto-ligure, occupé tardivement comme en témoignent les vestiges d'une église paléo-chrétienne qui comprenait un sancturium. Ce lieu d'inhumation a été identifié grâce à de nombreux ossements. Certains murs ont une épaisseur de deux mètres. Des fouilles ont été faiteset ont révélé des débris de poteries, des lampes, et des tombes à incinérations.

Saint-Estève était la chapelle desservant le hameau éponyme. Elle dépendait au XIIIe siècle des bénédictins de  l'abbaye Saint André de Villeneuve les Avignon. 

 

 

 

Monieux

Fontaine Anesca - C'est en 1905 que Léon DOUX, maire de Monieux, décide la construction d'une fontaine au centre du village. Elle représente une allégorie d'Anesca sous la forme d'une jeune fille portant une cruche et une brassée d'épis.Elle rend ainsi hommage à la Nesque (Anesca en provençal) qui prend sa source près d'Aurel, sur le flanc Est du Mont Ventoux.Elle est l'oeuvre du sculpteur Pérosi.

L'église Saint Pierre - située à l'extérieur des remparts, édifiée au XIIe siècle. A l'intérieur on peut y admirer une reproduction de l'annonciation"et "le Martyre de Saint-Etienne" par P.P. Rubens peintre flamand. L'original peut-être contemplé au Musée des Beaux-Arts à Valenciennes. Une horloge du 19e siècle, dite "à cage", est le témoin d'un passé révolu où la mécanique cède le pas à l'électronique.

La Chapelle Saint André et la tour de guet - situé sur les hauteurs du village. 
La Chapelle Saint Roch - bâtiment circulaire édifiée après la peste.
La Chapelle Saint Michel - située au fond des gorges, de style roman et adossée à même la roche.
Le mur de la peste - il s'étend sur une vingtaine de kilomètre entre Lagnes et Monieux, construit en 1720 pour contrer l'épidémie. Ses vestiges sont également visibles du côté de Méthamis.
La ferme de Lausemolan et ses aiguiers
 - témoin d'une activité pastorale d'antan.
Chapelles - aux hameaux de Saint Jean de Sault et de Verdolier.

 

 

Sault

Eglise paroissiale Notre-Dame-de-la-Tour - classée Monument Historique, est un édifice composite du XIIe siècle, avec une belle nef romane formée de trois travées, un sanctuaire important composé de trois chapelles rayonnantes, édifiées au XIVe siècle. C’est au cours de cette même campagne que furent aménagés le portail occidental et le clocher, détruit à la fin du Moyen Age.

Ancienne chapelle des Pénitents Blancs - adossée à l’église et classée monument historique.

Chapelles - aux hameaux de Saint-Jean de Sault, de Verdolier et de Saint-Jaume.

Les oratoires - Notre-Dame, Saint-Joseph et du Sacré-Cœur.

Le château des d'Agoult ou Saint Jaume - une des plus anciennes familles de la noblesse provençale qui régnera sur le pays d’Apt et de Sault durant tout le Moyen Âge.

Les tours - elles avaient une fonction de surveillance de la vallée ou supportaient les canons de la ville, la seule qui ait conservée sa hauteur initiale, c'est la tour de la Campanette, la tour de la Barbane elle se fond aujourd'hui dans les habitations. La tour de l'horloge sur la place de l'église.

Fontaine - c'est le premier point d'alimentation en eau courante de la ville, alimentée à l'origine par une source venant d'Aurel. Elle est surmontée d'une statue représentant l'abondance.

Moulin des Aires - ancien moulin restauré qui abrite aujourd'hui la bibliothèque.

Les façades médiévales et Renaissance avec le fenêtres à meneaux et des maisons à encorbellement dont l'hôtel particulier de la Broussière.

Les rues au nom évocateur comme la rue Rompe Cul en calade ou la rue des Esquiches Mouches, très étroite.

Les Aiguiers - le pays de Sault en possède de nombreux notamment dans les gorges de la Nesque. Réservoirs creusés par les paysans afin d'accueillir les eaux de ruissellement, ils sont parfois précédés d'un impluvium et alimentés par des rigoles taillées dans la roche.

Aurel

Eglise Sainte-Aurèle du 12e siècle est un bâtiment massif dont la façade est surmontée d'un clocher tour. La particularité de cette église réside dans son toit construit avec des tuiles vernissées.

Chapelle Notre-Dame des Suffrages des Pénitents Blancs - La Chapelle jouxtait l'église. Elle avait été construite sur l'emplacement du prieuré des bénédictins de Villeneuve-lès-Avignon

Chapelle Saint-Esprit - au hameau des Crottes, elle renferme un retable en bois doré

Vestiges d'un château - appartenant à la famille d'Agoult, comtes de Sault, datant du XIIe siècle au sommet du village. Il reste aussi quelques vestiges des remparts qui entouraient le village. 

Ferrassières

Le château de la Gabelle sur la route de Revest-du-Bion. Cette imposante bâtisse, protégée au titre des monuments historiques de France était une maison forte du XVIe siècle avec une tour-colombier. Son emplacement stratégique entre Provence et Dauphiné lui value d'être le centre de nombreuses opérations militaires. Dévasté puis reconstruit, en 1561, par Charles Dupuy-Montbrun, il devient, au XVIIIe siècle, propriété de la famille Valserre des Adrets qui s'en sépare au milieu du XIXe siècle. Trois de ses tours seront abattues pour vétusté au cours du XXe siècle. Propriété de la famille Blanc depuis 1838, le château renaît, devenant à la fois maison d'hôtes et ferme biologique.

Saint Trinit

Eglise Saint Trinité - église romane du XIIe siècle

La Chapelle Saint Roch - Petite chapelle édifiée entre vers 1629 pour protéger le village de la peste.

Le lavoir - à visiter sur la route de Banon (Revest du Bion).

Saint Christol

Eglise de Notre Dame et de Saint Christophe - Église romane du 12e siècle classé monument historique. 
Cet édifice appartenait comme beaucoup d’autres dans la région de Sault et de Montbrun les Bains, à l’Abbaye Saint André de Villeneuve-lès-Avignon.
Aujourd’hui l’église comprend deux parties distinctes, l’une romane et l’autre gothique. La partie romane est constituée d’une nef de trois travées terminée par une abside semi-circulaire soutenant une voûte en demi-coupole. Le sanctuaire se prolonge par un autel et un bestiaire d’époque, six colonnes polymorphes sculptées, où s’entremêlent animaux et végétaux. Le bien et le Mal y sont représentés. Des monstres aussi divers qu’anthropophages (sphinx, sirènes, dragons) y affrontent des lapins, des poissons, des pélicans et des lions. L’église a été restaurée en 1644 et remaniée en 1668 par l’adjonction d’un bas côté nord et la couverture de la nef en maçonnerie.

Moulin Reynier dont le sol est recouvert de pierre mais qui a perdu ses ailes.

Chapelle Notre Dame de L'Amaron - construite en 1667, chaque 1e juin, un pèlerinage a lieu au départ de l'église du village.

Les avens - véritable gruyère, le plateau d'Albion est parsemé d'avens. Les eaux de pluie du plateau constituent une réserve qui alimente la Fontaine de Vaucluse.

Le sentier du Karst - boucle familiale qui vous emmène à la découverte des avens.